UN PEUT D'HISTOIRE

                LE GRAND BLEU DE GASCOGNE

Le chien de gascogne n'est pas un courant comme les autres, De toutes nos vieilles races française, c'est probablement celle qui a le mieux conservé ses caractères originels, sans doute parce qu'elle possèdait d'emblée les mérite essentiels d'un bon courant. Il serait d'ailleurs passionnant de connaître ses origines précises, hélas, on ne dispose que de suppositions, parfois contradictoires.Les auteurs du siècle dernier s'accordent à dire qu'il serait issu d'un croisement réalisé entre des chiens de saint Hubert et les races locales dont se servait Gaston Phoebus.IL est cependant troublant de noter que Gaston Phoebus décrit lui-même dans le détail l'espèce de ces chiens ayant grand et gros corps porté sur des jambes grosses et droites, mais pas trop hautes, avec un sous poil noir et quatruillé, Ce qui laisse à penser qu'elle était déjà bien fixée à son époque, et serait donc plus ancienne.De même, on ne peut ignorer que saint Hubert était lui-même né en Aquitaine. Sans pour autant se laisser griser par le tourbillon des légendes, on dispose de témoignages écrits sur les chiens bleu depuis le XlVème siècle. Par la suite, François ler se fit envoyer une meut de ces chiens de la cours d'Albert. Henri lV fut également un fervent utilisateur de la race dont on retrouve la trace sans discontinuer, du XlVème siècle à nos jours.

Toujours Sélectionnée dans  le berceau de la race

Ce n'est toutefois qu'au siècle dernier que certains veneurs se sont employés à la sélection rigoureuse qui a donné au grand bleu de gascogne sa forme actuelle, plus de régularité dans sa construction osseuse et un certain raffermissement des tissus.Ainsi le Baron de Rube présenta lors de l'exposition de 1863 au Jardin d'Acclimatation de Paris, une meute sélectionnée dans son chenil du château du Bruka près d'Aubiet dans le gers, pays de coteaux et de labours.  

                       Des souches vigoureuses  

Cette évolution notable de la vieille race de Gascogne lui a permis de connaître un début de XXème siècle particulièrement fastueux. Les gorges profondes des grands bleus résonnaient à cette époque dans toutes les forêts des deux rives de la Garonne, au pied des Pyrénées, dans le Périgord, les Charentes et toutes les forêt des Landes.Il n'y a pas si longtemps, les grands bleus faisaient les belles chasses à courre du rallye Merrein, du rallye Rimbez ou encore du rallye Pindères."Commandeur" à M Couture et "Kali" à M . Gairal marquèrent leur époque. Le sang des chiens du rallye pindères coule encore dans les veines de ceux du rallye Piqu'avant les bleus, en Lot-et-garonne, dont les sujets possédaient encore la célèbre robe bleue il n'y a guère plus d'une dizaine d'années.

                                             

Chez les chasseurs à tir, la lignée du baron de Ruble fut perpétuée par M, Gasquet à Sérignac (82), puis par M, Salobert de Mauzac (82). Vers 1947; M, Thomas se procura à son tour quelques grands bleus, dont Lumino et Bleuette et créa son élevage sous l'affixe "de la grande forêt". Ses produits chassaient le lièvre dans les vignes près de Montauban et le sanglier en forêt de Montech.En 1955, M, Escudé, de Beaumont de Lomagne (82), acheta une chienne nommée Hermione chez M, Adoue, boulanger à Labarthe Inard (31) au pied des Pyrénées, et débuta sous l'affixe "des bords de la Gimone". la race s'est ainsi maitenue un peu partout dans le sud-ouest, composant rarement des lots importants, mais constituant toujours de petits noyaux chez des utilisateurs.

                 

                          68 : L'année du renouveau

Depuis le début du siècle, plusieurs associations se sont intéressées à la race.

D'abord le club gaston phoebus, crée en juillet 1907 et dont le comité d'honneur était composé, entre autres, du général d'Amboix de Larmont, du compte de Vezins, du marquis de Mauléon et du baron de Carayon-Latour. Ce club organisa notamment en 1910 les premières épreuves de meutes à Labastide de Serou dans l'ariège. Par la suite, d'autres associations furent créées. L'une en 1913 qui ne vécut que six mois, puis une nouvelle le 17 janvier 1928, domiciliée chez le marquis de Villeneuve à Agen.

Entre les deux guerres, ce club avait édité plusieurs recensements des chiens appartenant à ses membres, puis avait sombré dans l'oubli. On doit noter que durant cette période, la "standardite" des éleveurs devait être moins vive qu'aujourd'hui, car on se rend compte en examinant ces documents que certains chiots naissaient indifféremment bleu moucheté ou blancs et noirs, parfois d'une même portée. Enfin un autre club du bleu de gascogne fit l'objet d'un dépôt de statutsà la préfecture d'Albi en février 1949, mais il n'eut jamais de véritable activité.... Fin 1967, Etienne Perry tendit à roger Bachala la lettre d'un éleveur de la région Parisienne, envisageant de créer un nouveau club... Craignant alors que les destinées de la race tombent aux mains d'étrangers à la gascogne, roger bachala décida sur le champ de réunir les éleveurs et de relancer le club dans le berceau de l'espèce. L'assemblée générale constitutive eut lieu le 5 février 1968. Il en devint président et le resta ving-cinq ans.

       Chien courant d'exception

Le grand bleu est un chien courant très collé à la voie. selon l'expression de M, de Lacaze, il "est appliqué, le nez bas, concentré comme un myope dans la lecture d'un billet d'amour". Amoureux, il l'estd'ailleurs profondément, tant de la chasse que de la voie. A tel point même que sa concentration lui fait commettre quelque excès, le soustrayant à son milieu et laissant penser à certains qu'il n'obéit qu'à son instinct.Il faut toutefois reconnaître que le courant gascon est un grand spécialiste des voies délicates qu'il démêle avec une précision d'orfèvre.

                            

Tant qu'il y eut des loups, jusqu'au début du siècle, il les chassa"d'amitié", c'est à dire en priorité. A leur disparition, il devint le brillant chien de lièvre qu'il demeure aujourd'huit. Ce qui explique qu'au sanglier, il a mis en exergue ses talents de rapprocheur et sa ténacité dans la menée. Il tient bien le ferme, mais à distance respectable. C'est plutôt pour faire le pied en terrain sec ou en début de saison qu'il est irremplaçable. Mais n'est-ce pas essentiel? Car dans bien des régions, il ne pourrait y avoir de chasse aux sangliers si les chasseurs ne faisaient le pied au préalable.

                                                                          Gérard



Article ajouté le 2006-07-15 , consulté 4814 fois

Commentaires


gbg65 le 01/02/2008 à 22:25:00
si vous voulaez voir des gbg chassant le lievre rdv le7.8
.9 mars acondar dans le cantal j'y serai
yan le 08/09/2007 à 18:48:41
bonjour, je recherche des adresses d'éleveurs de grand bleu de gascogne pour mon beau-père qui en posséde déjà trois, mais vient de perdre un mâle. si vous pouvez m'aider dans ma recherche, merci d'avance.
PIQUAVANT le 20/01/2007 à 21:48:02
Vraiment un site à recommander

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Chasse "

Imprimer cet article

Retour aux articles


Parrainé par Actualité en ligne - News, information, nouveautés